Coups de gueule ...



UNE AUTRE REPONSE A

Jérôme Prieur et Gérard Mordillat

Les chevaliers de l'Apocalypse, réponse à MM. Mordillat et Prieur

de Jean-Marie Salamito  

Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

L'histoire du christianisme antique serait celle de la longue trahison de Jésus par ceux qui se réclamaient de lui. C'est ce qui ressort de la série télévisée L'Apocalypse, écrite et réalisée par Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, et de leur livre, Jésus sans Jésus. Mais que penser d'une telle affirmation ? L'historien Jean-Marie Salamito la réfute avec vigueur. En démontant la méthode employée, il revient sur les points les plus controversés liens des chrétiens avec le pouvoir romain, antisémitisme et antijudaïsme, histoire des martyrs, critique des sources... Car il existe bel et bien un " noyau dur " de l'histoire du christianisme, qu'il faut distinguer d'énoncés fantaisistes ou tout simplement... antichrétiens.

Biographie de l'auteur

Jean-Marie Salamito, ancien élève de l'ENS, est professeur d'histoire du christianisme antique à l'université Paris IV-Sorbonne.
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Lorsque j’ai lu « JESUS CONTRE JESUS »

de

Gérard Mordillat

et Jérôme Prieur

J’ai vraiment été indigné.
Voilà pourquoi …
REMARQUE:
Les passages en vert sont de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur; mes réponses sont en noir
INTRODUCTION
Le titre de votre livre me fait penser aux scribes qui cherchaient à discréditer les miracles de Jésus. À bout d’arguments, ils essayaient de convaincre le peuple disant :
< « Il est possédé de Belzébul ; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons. »
Jésus, sous forme de parabole, leur démontra leur illogisme :
« Comment Satan peut-il chasser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister. Si donc Satan se révolte contre lui-même, il est divisé, et il ne peut subsister, mais c'en est fait de lui. Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ; alors il pillera sa maison. »
Depuis le commencement des temps, toute nation, famille, personne divisée contre elle-même n’a pu subsister : elle a fini par être détruite ou par s’autodétruire. L’histoire des civilisations, les expériences d’autrui et les nôtres nous le prouvent faisant de cette parabole une vérité toujours vérifiée. Appliquons cette vérité à Jésus : Si Jésus est contre Jésus ou si Jésus est divisé contre lui-même, alors il n’a pas pu subsister. Depuis deux mille ans est-ce le cas ? Dès le commencement de son ministère terrestre jusqu’à la fin, Jésus démontra, par ses paroles et ses actes, vivre une parfaite unité au niveau le plus élevé : celui du Père. Hier comme aujourd’hui, il nous invite à y participer :
« Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »
Présentation au dos du livre
Nous lisons au dos de votre livre : « Avec Jésus contre Jésus, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur mènent leurs propres investigations à travers les récits de la Passion du Christ et de la Résurrection. Ils éclairent d’un jour nouveau les contradictions innombrables entre les Evangiles et l’histoire, découvrent des indices surprenants, explorent les hypothèses les plus audacieuses pour reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament. Leurs témoins sont Lazare, Judas, Barabbas, Simon de Cyrène, Joseph d’Arimathie, Marie-Madeleine, toutes les figures obscures de cette histoire, et la plus obscure d’entre elles, celle de Jésus lui-même, crucifié comme « roi des juifs »… Un personnage insaisissable sous les identités multiples que les évangélistes lui ont attribuées. » Eclairer d’un jour nouveau, découvrir des indices surprenants, explorer les hypothèses les plus audacieuses, reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament … ; voilà qui est fort alléchant ! Par rapport à tout ce qui a été dit contre ou pour Jésus, avez-vous apporté véritablement quelque chose de nouveau dans vos investigations ? Ou bien ne serait-ce pas, encore une fois de plusle coup de la montagne qui accouche de la souris ? Déjà une chose m’interpelle : vous considérez Lazare, Judas, Barabbas, Simon de Cyrène, Joseph d’Arimathie, Marie-Madeleine comme des figures obscures et celle de Jésus comme étant la plus obscure de toutes. Pourtant Jésus a dit :
Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
Comme tout ce qui est obscur sent furieusement le « soufre », je serais tenté de penser que vous êtes branchés sur la même longueur d’ondes des Scribes et les Pharisiens : Ils accusaient Jésus d’accomplir ses miracles par le pouvoir de Satan ;vous, d’être la figure la plus obscure de l’Evangile. Dans un langage différent et à des époques différentes vous semblez affirmer la même chose.
Pourquoi cette lettre ouverte ?
« Jésus contre Jésus », fut édité en novembre 1999, suite à votre émission « Corpus Christi » sur la Cinq ; Alors pourquoi cette lettre ouverte ? N’arrive-t-elle pas bien après la bataille ? D’abord, on pourrait le penser ; mais tout débat sur Jésus est d’actualité. Ensuite Jésus aurait-il besoin qu’on le défende ? Non mille fois non ! Jésus a changé le monde lors de son premier avènement ; il continue et continuera jusqu’à la fin. Il transforme tout individu de l’intérieur : un méchant devient bon et un bon encore meilleur. C’est ce qui fait sa « magie », son miracle quotidien dans le cœur des hommes et des femmes de toutes les époques, pays et langues. Des milliards de morts et de vivants en témoignent, d’une même voix éperdue de reconnaissance et d’amour. Je veux ajouter ma voix parmi toutes celles-là. Par cette lettre ouverte, c’est de cela que je veux témoigner et montrer à quel point mon Jésus est différent de votre Jésus ; que votre Jésus n’est pas Jésus car votre Jésus n’apporte rien, alors que Jésus est véritablement ce qu’Il dit être : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. » D’avril à mai 2004, la chaîne ARTE, diffusa« L’origine du christianisme » et « La Passion du Christ » de Mel Gibson, jouait dans tous les cinémas. Ces deux évènements donnèrent lieu à de nombreux débats à la télévision, firent la une des journaux et provoquèrent un grand retentissement dans le public. Si Jésus et le Christianisme sont réellement ce que vous avez essayé de démontrer, alors : _ Le Christianisme serait un énorme édifice vide, né de querelles, d’intrigues ayant pour unique but la prise du pouvoir ; pire se serait une énorme supercherie. _ Jésus ne serait pas « le Dieu qui s’est fait homme pour que les hommes deviennent des dieux. » ; Mais simplement un brave homme, avec un grand idéal ayant lamentablement échoué sur la croix. _ Ses apôtres machiavéliquement auraient fait de cet échec une victoire en inventant sa résurrection. Je tiens à m’élever contre pareilles positions propagées avec tellement de moyens et d’impact auprès du public qui, s’il n’est pas averti par une connaissance suffisante de l’Evangile, est manipulé et trompé. Alors encore pourquoi cette lettre ouverte ? Parce que, choqué par votre deuxième émission, je voulais à tout prix y répondre. Mais c’était mettre la charrue avant les bœufs, il fallait d’abord que je réponde premièrement à « Corpus Christi », et au livre qui la concernait :« Jésus contre Jésus ». Tous ces débats, pour ou contre Jésus, peuvent être intéressants car chacun dans son cœur doit prendre position et agir en conséquence. Cependant ce qui reste vrai, aujourd’hui et demain dans ce débat millénaire sont les paroles d’Origène : « Jésus attaqué, calomnié garda le silence. Encore aujourd’hui on le calomnie et on l’attaque et il se défend simplement par la vie et la conduite de ses vrais disciples, ce qui est la meilleure manière de confondre ses accusateurs. Il faudrait plaindre celui dont la foi pourrait être ébranlée par les discours de Celse ou d’autres semblables, et qui n’aurait pas assez, pour se défendre ou s’affermir, de l’Esprit saint du Christ qui habite en nous. » Des « Celses » depuis le début du christianisme, il y en a eu à toutes les époques. Ils ont clignoté le temps d’une étincelle pour rester à tout jamais dans l’obscurité, alors que l’Evangile continue imperturbablement et triomphalement à éclairer des millions de vies. Vous avez repris ce flambeau vacillant qui contient en lui-même les germes de sa mort. Je voudrais vous raconter une histoire : Un jour la mer fit échouer des milliers de calmars sur le sable. De bon matin, un père et sa fille se promenaient en longeant le bord de l’océan. Ils virent le triste spectacle et réalisèrent que tous ces calmars allaient mourir dès que le soleil darderait ses rayons. Pris de compassion, ils se saisirent des mollusques et les rejetaient à la mer les sauvant d’une mort atroce. Après un long moment la petite fille, découragée, dit : _« Papa, tout ce que nous faisons est inutile, il y en a tellement ;jamais nous n’arriverons au bout… » Le père, lui montrant le calmar qu’il tenait dans sa main lui répondit : « Alice, pour ce calmar, ce que nous faisons est utile … » Il le rejeta à la mer et continua ; et sa fille avec lui. Les moyens de cette lettre ouverte sont dérisoires comparés aux moyens qui ont été les vôtres. Cependant si, une seule personne en le lisant, comme le calmar retrouvait la mer, alors il aura été utile. Les Evangiles, un texte miné Vous commencez votre livre par l’affirmation, qui est comme l’énoncé d ‘une loi : _1 « Le lecteur des Evangiles s’aventure toujours en terrain miné. » Je n’ai jamais considéré l’Evangile comme un terrain miné ; bien au contraire et Dieu merci, je ne suis pas le seul ! Etudier les Evangiles est pour moi, comme acheter un terrain où sont cachées des perles de grand prix ; à force de creuser nous en trouvons une par ici, une autre par-là et chacune nous comble de joie et de reconnaissance.   _2 [6]« Miné, parce que pour beaucoup l’histoire de Jésus tient du livre d’images et que les images de Jésus minent le texte… » Ce n’est pas parce que pour beaucoup l’histoire de Jésus tient du livre d’images, que le terrain de l’Evangile est miné ; mais parce que beaucoup ne connaissent pas Jésus à travers l’étude des Evangiles, la prière et la foi en Lui. Je peux en parler en connaissance de cause : J’étais athée, j’ai été touché, j’ai pleuré, j’ai cru, j’ai remercié ! _3 « Depuis des siècles, nous vivons au rythme des jours qui scandent les étapes du destin de Jésus : Noël, Pâques, l’Ascension… Sans le savoir, nous sommes les protagonistes et les spectateurs du drame interprété en son nom. Nous respirons et nous pensons à l’intérieur du récit évangélique, de son modèle, de son tragique, de sa morale, de sa structure mentale. Croyants ou incroyants, comme on dit, athées, agnostiques, chrétiens ou non, « Jésus-Christ » fait partie de notre mémoire, de notre conscience et de notre inconscient. » Je suis tout à fait d’accord avec vous ! On peut dire que le personnage de Jésus est diversement considéré par les croyants ou non-croyants ; chrétiens ou non-chrétiens. Cependant, tous en général reconnaissent en lui, le personnage dont l’histoire sainte et séculière attestent l’authenticité, la grandeur, l’importance et le génie. Les divergences peuvent être à la fois nombreuses, profondes et même contradictoires : _Pour l’incroyant, il représente un homme rien qu’un homme. Cependant ses préceptes moraux, la qualité et la profondeur de ses enseignements, l’influence positive qu’il a exercée et exerce toujours à travers deux millénaires, font de Lui, l’un des personnages au monde sur lequel croyants et athées ont le plus écrit, le plus polémiqué aussi. _ Pour le musulman, il se tient comme le prophète parmi les prophètes. _ Pour le Juif ; en général, « C’est un hérétique, ou du moins un prophète Juif que ses disciples ont transformé, à tort, en Messie. » _ Pour les religions d’orient, il est le maître parmi les maîtres. _ Pour le chrétien, il est tout ce qu’il est pour l’incroyant, le musulman ou l’adepte des religions d’Orient ; mais en plus de tout cela : il est le Fils de Dieu, le Messie ; le Rédempteur ; le Médiateur ; notre Avocat auprès du Père, … De plus il est Celui dont la naissance devint, pour toutes les nations, le pivot du temps, à partir de laquelle les années furent comptées. C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, que, comme vous le dites si bien :« Jésus-Christ fait partie de notre mémoire, de notre conscience et de notre inconscient _11 « Les réponses seront définitivement provisoires, partielles, hypothétiques, conditionnelles, ouvertes sur de nouvelles questions, appelant sans cesse à lire, à relire les Evangiles en se défiant en permanence des deux préjugés majeurs qui depuis toujours, brouillent leur approche : d’une part le « rationalisme » qui suppose chez les évangélistes le projet de tromper les lecteurs pour les amener à l’Eglise et, à l’inverse, le « christocentrisme » qui, proclamant que Jésus est le Christ, prétend tout expliquer, même l’inexplicable, faisant de cette certitude la clé de compréhension du Nouveau Testament, sans quoi le texte demeurerait foncièrement illisible. » Lire les Evangiles en se défiant en permanence du « rationalisme » et du « christocentrisme », c’est peut-être là votre méthode. La vie m’a permit d’endécouvrir une autre. J’étais athée jusqu’à 22 ans. Un jour j’ai commencé à me poser les 3 questions clés de l’existence : D’où venons nous ?Quel est notre but sur la terre ? Où allons nous après la mort ? J’ai cherché les réponses dans l’Hindouisme, le Bouddhisme, les écrits de nombreux maîtres spirituels… Dans les livres que j’étudiais, je constatais que Jésus était considéré comme le Maître des maîtres ; alors je me promis d’étudier la Bible. Un jour, considérantque j’étais spirituellement prêt, j’allais à la « Maison de la Bible ». Une gentille petite dame âgée m’accueillit. Au cours de notre conversation, avec un certain orgueil, je lui commentais les étapes de ma préparation spirituelle à la lecture du Livre des livres. Elle me regarda longuement, avec beaucoup de douceur et me dit : _ Vous vous trompez, la Bible doit être lue comme un petit enfant. En l’écoutant, je pensais en moi-même : _ Ma petite dame, excuse-moi, tu es bien gentille, mais tu es à côté de la plaque. J’ai appris bien plus tard combien elle avait raison et moi tort. Conclusion du premier chapitre À travers les mots que vous employez pour définir l’Evangile : « terrain miné, texte de propagande, opaque et torturé, dangereux pour celui qui s’en approche de trop près, etc. » ; on se rend aisément compte dans quelle estime vous tenez l’Evangile de Jésus-Christ. Votre but est d’en saper les fondements sinon de le détruire. J’aime l’Evangile de Jésus-Christ car il construit chaque jour ma vie et lui donne son véritable sens. Vous ne l’aimez pas. Vous n’y croyiez pas. Par contre, à vous lire, j’ai comme l’impression que vous voulez nous faire admettre que tout ce que vous dites est « parole d’Evangile ». Auriez-vous écrit le cinquième évangile, remplaçant et jetant aux oubliettes les quatre précédents ?! EXEMPLE d'ANALYSE DU PREMIER CHAPITRE 1- Inconnu « Né de la prostitution » _1 « Il est frappant de constater qu’à travers les Evangiles Jésus n’est pas identifié par ses contemporains comme « Jésus fils de Joseph », ainsi que le voudrait la tradition juive, mais comme « Jésus de Nazareth », comme « le Nazôréen » ou le « Galiléen », voire, plus étonnant encore, comme« le fils de Marie… » (Mc 6,3). Messieurs, il faudrait relire le Nouveau Testament ; voici quatre citations identifiant Jésus comme le fils de Joseph :
Matthieu 13 : 55 N’est–ce pas le fils du charpentier ? N’est–ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont–ils pas ses frères ? Luc 3 : 23 Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’Héli.   Jean 1 : 45 Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. Jean 6 : 42Et ils disaient : N’est–ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère ? Comment donc dit–il : Je suis descendu du ciel ? »
_2 « Plus que toute autre mention, ce détail est de nature à étayer le soupçon qu’il ne serait pas un enfant légitime mais un enfant naturel. Marie fut tour à tour accusée d’avoir couché avec un soldat romain nommé Panther ou Pandéra, elle fut traitée de prostituée, de courtisane, et même selon la tradition alexandrine, on insinua qu’elle entretenait une relation incestueuse avec son frère. » Quelle est l’origine de cette allégation diffamatoire faisant de Marie une prostituée et de Jésus un bâtard né d’un soldat romain ? Elle vient d’un polémiste païen : Celse qui vécut vers l’an 180 de notre ère ; lui-même la détenait d’écrits tamuldiques. Voici quelques écrits tamuldiques ayant inspiré Celse : « - Dans le traité, Sanhédrin 43 a : « On pendit Jésus la veille de Pâque… » Et en 67 a : « … et ils le (Ben Stada) pendirent la veille de Pâque. Ben Stada était le fils de Pandéra… L’amant, c’était Pandéra. Le mari c’était Paphos ben Yehudah. Mais sa mère, c’était Stada. Sa mère c’était Marie… » Et voici les écrits de Celse : « Tu as commencé par te fabriquer une filiation fabuleuse, en prétendant que tu devais ta naissance à une vierge. En réalité, tu es originaire d’un petit hameau de la Judée, fils d’une pauvre campagnarde qui vivait de son travail. Celle-ci, convaincue d’adultère avec un soldat Panthèra, fut chassée par son mari, charpentier de son état. Expulsée de la sorte et errant çà et là ignominieusement, elle te mit au monde en secret. Plus tard, contraint par dénuement à t’expatrier, tu te rendis en Egypte, y louas tes bras pour un salaire, et là, ayant appris quelques-uns uns de ces pouvoirs magiques dont se targuent les Egyptiens, tu revins au pays, et, enflé des merveilleux effets que tu savais produire, tu te proclamas Dieu. » Messieurs quelle objectivité ! Quelle impartialité ! Quelle honnêteté ! Que d’aller puiser vos sources uniquement auprès d’ennemis de celui qui fait l’objet de vos investigations ! Thierry Murcia, dans son livre écrit : « On peut légitimement se demander comment les auteurs qui n’ont pas été capables de retrouver la trace de Joseph dans l’Evangile de Jean en savent autant sur cette affaire. En réalité, toute cette brillante démonstration ne repose sur rien. De plus, les deux auteurs ignorent de quoi ils parlent. En effet, « on appelle bâtard (mamzêr) le produit d’un mariage interdit », c’est-à-dire entre proches parents, lit-on dans la Mishna et« si une femme est soupçonnée d’adultère, ses fils sont légitimes parce qu’ils sont présumés de son mari. » Par ailleurs, le simple fait que Jésus ait comparu devant le Sanhédrin, privilège réservé aux seuls hommes de naissance légitime, réfute cette accusation calomnieuse. » J’abonde dans le sens de Thierry Murcia. En apportant la preuve de la bâtardise de Jésus, les Pharisiens et les Scribes l’auraient confondu, le peuple rejeté et mis au banc de la société. Vous semblez ignorer que toute personne qui se disait être le Messie, devait répondre à deux critères : être de la postérité de David et né à Bethléem. En aucun moment, les responsables Juifs, depuis le début du ministère du Christ, jusqu’à son procès illicite contestèrent ni sa descendance davidique, ni sa naissance à Bethléem. Vous avez été incapables de trouver les versets identifiant Jésus comme « fils de Joseph ».Avez-vous noté combien de fois Jésus est appelé Fils de David, uniquement dans Matthieu ?
1:1« Généalogie de Jésus–Christ, fils de David, fils d’Abraham … »
1:20 « Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint–Esprit. »
9:27 « Etant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie pitié de nous, Fils de David ! »
12:23« Toute la foule étonnée disait : N’est–ce point là le Fils de David ? »
15:22« Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. »
20:30, 31« Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! La foule les reprenait, pour les faire taire ; mais ils crièrent plus fort : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! »
21:9« Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! »
21:15« Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu’il avait faites, et des enfants qui criaient dans le temple : Hosanna au Fils de David »
Cette appellation de « fils de David », démontre encore une fois que l’ascendance davidique de Jésus ne fut jamais mise en doute, tant par le peuple que par les dirigeants juifs. Marie et Joseph étaient des cousins plus ou moins éloignés ; que se soit par sa mère ou son père adoptif, Jésus dans la chair descendait de David. Si Juda eût été une nation libre, Jésus de plein droit aurait dû s’asseoir sur le trône de David. Seulement vous voyez et entendez uniquement ce que vous voulez voir et entendre. Tout le monde sait qu’il n’y a pas de pire aveugle et sourd que celui qui ne veut ni voir ni entendre. Et lorsque vous avez cru voir ou entendre, vous en tordez le sens. Un lecteur est un invité que l’on reçoit chez soi et à qui on offre les meilleurs mets. Je trouve écœurant de faire les poubelles, jeter les ordures sur la table et essayer de nous les faire avaler ! _5 « … Mais peut-être aussi faut-il considérer ces insultes comme le reflet d’une réalité ? Dans la société juive, le bâtard n’a qu’une situation et un statut précaires. C’est, en quelque sorte, un juif de seconde zone. Entre autres conséquences, il ne peut se marier avec une véritable Israélite, comme Jésus qui demeure célibataire tout au long du récit évangélique et semble ne fréquenter que « quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies » (Lc 8,2). Ainsi, ce ne serait pas métaphoriquement mais littéralement que les adversaires de Jésus lui lanceraient : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! » (Jn 8,41) Par cette brillante démonstration, vous voulez nous faire croire que les Pharisiens en disant : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution » accusaient Jésus de l’être ! Encore une fois il faut placer les choses dans son contexte et non triturer un morceau de verset pour lui faire dire ce que vous voulez lui faire dire :
« Et il leur dit : _Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. - Qui es–tu lui dirent–ils. Jésus leur répondit : _Ce que je vous dis dès le commencement. J’ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous ; mais celui qui m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis au monde. Ils ne comprirent point qu’il leur parlait du Père. Jésus donc leur dit : _ Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi–même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : _ Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis–tu : Vous deviendrez libres ? _En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. Je dis ce que j’ai vu chez mon Père ; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père. Ils lui répondirent : _Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit : Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a point fait. Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent : _ Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ; nous avons un seul Père, Dieu. »
Voici dans quel contexte, les dirigeants Juifs dirent à Jésus « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes » ou comme vous l’avez écrit dans votre livre « Nous ne sommes pas nés de la prostitution. » ; Cependant, je constate que vous avez oublié la suite : « Nous avons un seul Père, Dieu. ». Que signifie nous ne sommes pas nés de la prostitution ou nous ne sommes pas des enfants illégitimes ? : Ce mot pouvait avoir plusieurs sens : - Le sens de se prostituer comme nous l’entendons aujourd’hui :
« Environ trois mois après, on vint dire à Juda : Tamar, ta belle–fille, s’est prostituée, et même la voilà enceinte à la suite de sa prostitution. Et Juda dit : Faites–la sortir, et qu’elle soit brûlée. »
- Le sens d’adorer les idoles :
« Garde–toi de faire alliance avec les habitants du pays, de peur que, se prostituant à leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t’invitent, et que tu ne manges de leurs victimes… »
« Par sa criante impudicité Israël a souillé le pays, elle a commis un adultère avec la pierre et le bois. »
- Le sens de se marier avec des femmes étrangères :
« Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille de Pharaon : des Moabites, des Ammonites, des Edomites, des Sidoniennes, des Héthiennes, appartenant aux nations dont l’Eternel avait dit aux enfants d’Israël : Vous n’irez point chez elles, et elles ne viendront point chez vous ; elles tourneraient certainement vos cœurs du côté de leurs dieux. »
« Esdras, le sacrificateur, se leva et leur dit : Vous avez péché en vous alliant à des femmes étrangères, et vous avez rendu Israël encore plus coupable. »
- Le sens de ne pas être une nation mêlée mais pure et surtout, descendante d’Abraham : Comme nous pouvons le lire dans les versets ci-dessous, les Pharisiens répliquent orgueilleusement à Jésus : « Nous sommes la postérité d’Abraham … », « Notre père, c’est Abraham... » Combien nous sommes loin de vos assertions ! Comment pouvez-vous nous servir des brides de versets pour étayer vos thèses et demeurer insensible à la beauté des enseignements du Christ !? Personnellement cela me dépasse et me désole pour vous. Conclusion Vous définissez l’Evangile comme : _ Un terrain miné ; des écrits dangereux pour celui qui s’en approche de trop près. _ Un récit opaque, torturé reconstruit de bout en bout fait de compilations, paraphrases, citations, surcharges, répétitions, commentaires, digressions, controverses, fables pieuses, légendes historiées, sentence morale. _ Un texte de propagande ayant pour seul but de propager la foi, d’attirer, de convaincre, de convertir. Si Jésus et les apôtres sont réellement ce que vous avez essayé de démontrer, alors : _ Le Christianisme serait un énorme édifice vide, né de querelles, d’intrigues ayant pour seul but la prise du pouvoir ; pire se serait une énorme supercherie. _ Jésus ne serait pas « le Dieu qui s’est fait homme pour que les hommes deviennent des dieux. » ; Mais tantôtun brave homme illuminé animé d’un grand idéal, tantôt un révolutionnaire, tantôt un bandit zélote ; Toutefois quoi qu’il ait pu être, dire et faire, il échoua lamentablement sur la croix. _ Ses apôtres machiavéliquement aurait fait de cet échec une victoire en inventant sa résurrection. On peut aisément se rendre compte dans quelle estime vous tenez l’Evangile de Jésus-Christ. Votre but est d’en saper les fondements sinon de le détruire. J’aime l’Evangile de Jésus-Christ car il construit chaque jour ma vie et lui donne son véritable sens. Vous ne l’aimez pas. Vous n’y croyiez pas. Par contre, à vous lire, on a l’impression, que votre livre est « parole d’Evangile » ; qu’il remplace et jette aux oubliettes les quatre précédents, devenant le cinquième évangile ?! Georg Christoph Lichtenberg a écrit : « Dieu a créé l’homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur. » ; On pourrait dire pour paraphraser cette citation : « Dieu créa l’Evangile à son image ; Christian Mordillat et Jérôme Prieur à la leur. » Votre « évangile » est plein de haine, de calomnie, de contradictions ; irrespectueux, partial, injuste, illogique... Souvent on reproche aux autres, ce que l’on pratique ou est soi-même.Je ne sais pas si votre « évangile » vous ressemble au point d’être à votre image ; mais je le crois créé selon vos désirs ! Vous voulez à tout que les apôtres du Christ soient des falsificateurs. Lorsqu’il y a crime, la première question que se posent les enquêteurs est de savoir à qui il profite.En quoi les crimes que vous reprochez aux apôtres et évangélistes leur auraient été profitables ? Ils étaient pauvres avant et pendant Jésus ; ils le sont restés après ! Ils auraient fait tout cela pour mourir martyr de leur témoignage de Christ ressuscité ! Voilà pourquoi ils sont morts :
« Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »
Dans votre livre, rien ne tient debout !Vous noyez le lecteur de détails secondaires ; argumentez savamment et longuement pour dire que Jésus n’était pas charpentier, mais probablement un paysan, Que Jean-Baptiste était le maître et Jésus le disciple, …Mais le plus important, n’est-ce pas ses enseignements qui font depuis deux millénaires l’admiration de tous ?Qui surtout, ont changé et continuent à changer la vie de millions et de millions d’hommes et de femmes ? Qui a transformé le monde entier jusqu’à nos jours et en particulier le monde occidental dont ils sont la moelle épinière ? Or, vous n’en dites pas un seul mot ; ce qui prouve votre incroyablepartialité ! Seriez-vous les seuls à ne pas être touchés par eux ? Mais quelle importance ces détails ont-ils, comparés, au Sermon sur la montagne, à la moindre de ses paraboles ; à la plus petite Parole de vie qu’il a prononcée ?! Votre livre « Jésus contre Jésus »« se doit d’être sombre et rien de bon ne doit venir de Jésus ». Tout ce qui bon, juste et beau doit être occulté au lecteur. Pour prouver la véracité de vos assertions, vous citez une bribe d’un verset par-ci, une autre par-là, vous les mettez ensemble et vous leur faites dire ce qu’ils n’ont jamais dit et souvent le contraire de ce qu’ils disent. Sachant que la majorité de vos lecteurs, vous faisant confiance, n’iront pas vérifier dans la Bible, vous les abusez du début jusqu’à la fin !Vous exposez après les avoir triturés, les versets qui servent vos thèses ; mais systématiquement, vous dissimulez ceux qui les contrarient. Ce triste procédé a été suffisamment démontré ! Intellectuellement votre livre est malhonnête ! Il se situe entre el révisionnisme et le négativisme ; on peut dire inclut les deux ! Vous exprimez beaucoup de « peut-être » pour un sujet aussi sérieux, beaucoup de « Si… », formulez, imaginez beaucoup d’hypothèses qui au fil des pages deviennent des faits ou vérités ! En permanence, à chaque ligne, vous distillez dans l’esprit de ceux qui vous lisent le poison du doute ! Vous dénigrez sans cesse Jésus, les évangélistes, les apôtres. Cela me fait penser à la pièce de Figaro : « La calomnie Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ! … » De cette arme répugnante, vous en usez et même abusez ! Vous déclarez que les Evangiles ont été écrits bien après la destruction de Jérusalem en 70 ; vers la fin du premier siècle et terminez votre livre : « C’est bien là notre seule certitude : Jésus a vécu et est mort sous la loi, sans autre horizon qu’Israël. Le grand miracle qu’il espérait n’a pas eu lieu. Le Fils de l’Homme n’est pas revenu sur les nuées pour juger les vivants et les morts. Le Royaume d’Israël n’a pas été restauré. Au contraire, les défaites de 70 et 135, ont marqué définitivement l’écrasement de la nation Juive. Pendant ce temps, les rédacteurs des Evangiles, les chrétiens du Moyen-Orient, d’Asie Mineure, de Grèce, de Rome, d’Alexandrie vont détacher Jésus de la Palestine, l’arracher à sa langue, l’enlever à sa religion, à son histoire. À partir de la confession de foi de Paul dans l’épître aux Corinthiens, « à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour, qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze », les écrivains chrétiens vont tirer toute la trame de leurs récits, raconter la fin puis la vie de leur maître, « inventer » Jésus. Mot après mot, phrase après phrase, le prophète juif galiléen va se muer en Christ universel par la puissance, par la magie de l’écriture. » C’est ignorer ou occulter, les écrits de vrais historiens antiques : Papias : Evêque de Hiérapolis au 2° siècle, écrivit un ouvrage « Exégèse des Faits et Gestes du Seigneur », dont nous connaissons des extraits car ils sont cités par Eusèbe de Césarée dans son « Histoire de l'Église » : « Marc, qui était l'interprète de Pierre, a écrit avec exactitude, mais pourtant sans ordre, tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été dit ou fait par le Seigneur. Car il n'avait pas entendu ni accompagné le Seigneur, mais plus tard, comme je l'ai dit, il a accompagné Pierre. Celui-ci donnait ses enseignements selon les besoins, mais sans faire une synthèse des faits et gestes du Seigneur. De la sorte, Marc n'a pas commis d'erreur en écrivant comme il se souvenait. Il n'a eu, en effet, qu'un seul dessein, celui de ne rien laisser de côté de ce qu'il avait entendu et de ne tromper en rien dans ce qu'il rapportait. » Irénée: Evêque de Lyon, a écrit, dans les années 180-185, « Contre les Hérésies » dans lequel on trouve : « Matthieu publia chez les Hébreux dans leur propre langue une Écriture d'Évangile, Pierre et Paul évangélisant à Rome et fondant l'Eglise ; après leur départ, Marc, le disciple et traducteur de Pierre, lui aussi nous a transmis par écrit la prédication de Pierre. Luc, le compagnon de Paul, mit dans un livre l'Évangile prêché par lui. » Eusèbe de Césarée: né vers 265, mort vers 340, est l'auteur du livre « Histoire Ecclésiastique » ; Pantène dirigeait l'Académie d'Alexandrie dans les années 180-192 ; Eusèbe, en parlant de lui, écrit : « On dit qu'il alla dans les Indes ; on dit encore qu'il trouva sa venue devancée par l'Evangile de Matthieu, chez certains indigènes du pays qui connaissaient le Christ : à ces gens-là, Barthélemy, un des apôtres, aurait prêché et il leur aurait laissé, en caractères hébreux, l'ouvrage de Matthieu, qu'ils avaient conservé jusqu'au temps dont nous parlons. » Origène : né en 185, mort en 253 ou 254, dit dans son « Commentaire sur saint Matthieu » (écrit vers 245) : « Comme je l'ai appris dans la tradition au sujet des quatre Évangiles qui sont aussi seuls incontestés dans l'Eglise de Dieu qui est sous le Ciel, d'abord a été écrit celui qui est selon Matthieu, premièrement publicain, puis apôtre de Jésus-Christ : Il l'a édité pour les croyants venus du Judaïsme, et composé en langue hébraïque. Le second [Évangile] est celui qui est selon Marc, qui l'a fait comme Pierre le lui avait indiqué. » C’est ignorer ou occulter les recherches modernes de datation des Evangiles : « Les Techniques modernes de datation des Evangiles nous renseignent beaucoup sur l'histoire de la vie des premiers chrétiens, et démontrent que les Evangiles n'ont pas été écrits progressivement après la destruction du Temple par les communautés de la deuxième ou la troisième génération, pour entretenir la mémoire et exprimer symboliquement la foi à l'aide de miracles et faits mythiques. Au contraire, rédigeant à un moment très proche des évènements, alors que vivent encore de nombreux témoins qui pourraient les convaincre d'imposture s'ils affabulaient, les premiers chrétiens rapportent fidèlement ce qu'ils ont vu, présentent clairement le Christ comme le Messie et tiennent ses prophéties pour authentiques. Les manuscrits d'Oxford : Ils sont trois petits fragments de papyrus écrits recto-verso. Cela signifie qu'ils proviennent non d'un rouleau mais d'un codex, l'ancêtre de notre livre. En 1995, le papyrologue allemand Thiede a démontré par la paléographie comparative, que les fragments d'Oxford sont datés autour de 50 de notre ère et viennent du chapitre 26 de l'Evangile de saint Matthieu, qui relate la passion. Ce sont les premiers documents à conserver des paroles de Jésus, ainsi que des réponses. Un fragment de rouleau de Qumrân, le manuscrit 7Q5 : Daté également autour de 50 est identifié comme étant un passage de l'Evangile de Saint Marc (6,52-53). Les dates sont extrêmement significatives, les manuscrits ne pouvaient exister avant l'an 30, année de la mort du Christ et l'année 70 est la date de la destruction du Temple de Jérusalem, prédite par le Christ. L'annonce de la destruction du Temple est donc bien une prophétie véritable, effectuée par le Christ et notée par écrit longtemps avant les événements. Posséder un document qui le prouve est d'une grande importance théologique. Le fragment de Marc, pour le rouleau et les fragments de Matthieu pour le codex, constituent les deux pièces les plus anciennes connues à cette date dans chaque aspect de la tradition écrite du Nouveau Testament. Le fait que le fragment de Marc à Qumrân soit narratif et que ceux d'Oxford combinent paroles et récits, prouve bien qu'il s'agit là d’œuvres complètes, élaborées, et non de "logia", paroles du Christ mises bout-à-bout. Ils ont été rédigés dans la fidélité absolue à l'enseignement du Christ, car il y avait dans les communautés judéennes des normes éthiques, formulées dans le Deutéronome et qu'on retrouve dans l'Apocalypse : « Ce que tu as reçu, tu le transmets. Tu n'ajoutes rien, tu ne retranches rien. » Les premières communautés chrétiennes, issues du judaïsme, ne pouvaient pas ne pas avoir cette fidélité absolue, ce respect, à la virgule près, pour la parole de leur Maître. » Dans votre livre, vous faites appel à « l’œil de l’histoire » (ce qui est je le reconnais une bien jolie expression) pour condamner les Evangiles… Son tribunal vous a condamné chaque fois pour ignorance des faits historiques, des sciences naturelles ; propagation d’enseignements faux tant scientifiques que théologiques ; pour diffamation, injures envers Jésus, ses apôtres, et son Evangile. Dans les spécialités que vous vous êtes attribuées, on se demande dans laquelle vous êtes le plus mauvais : Celle d’historiens ? De professeurs de langues antiques ? De naturalistes qui confondent les saisons ? D’embaumeurs de morts ? D’avocats qui feraient témoigner à la barre des hommes dont tout le monde sait qu’ils sont menteurs, débauchés, falsificateurs ? De psychiatres ? D’archéologues ? D’exégètes ? Là encore, la sagesse populaire à bien raison de dire que : Qui trop embrasse, mal étreint. Il est vrai que lorsqu’on écrit sur la vie de Jésus, automatiquement on s’implique soi-même et ce que l’on écrit sur Lui nous dévoile. On est pour Lui ou contre Lui et on reste rarement neutre.
Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse.
Le savant avec le microscope de la science voit des choses ; le croyant avec le microscope de la foi, ressent, discerne des choses. Les deux ne sont pas incompatibles, bien au contraire : « Quand tous les faits seront mis en Lumière, quand la Bible aura été pleinement comprise et que la science parvenue à la vérité sur l’univers, en ce jour-là on verra qu’en définitive il n’y a pas de conflit entre la Bible et la science. Puisque toute vérité émane de Dieu, il ne peut en définitive y avoir de conflit entre la Création de Dieu et la Parole de Dieu. Les deux vont ensemble. De ce point de vue, nous devons comprendre que la science et la Bible ne sont pas ennemies, mais alliées quand seule la vérité est recherchée. » Ce que je sais au plus profond de mon âme, c’est que la science n’inclut pas la vraie religion ; mais la vraie religion inclut la vraie science. Lorsque les hommes décidèrent de construire une machine volante, ils étudièrent les lois physiques qui permettaient de voler en étudiant les animaux volants. Quand ils comprirent les lois qui permettaient de voler, ils les appliquèrent et finalement réussirent à faire voler un engin. Ils n’allèrent pas contre ces lois naturelles et l’idée ne leur vint pas d’en inventer d’autres. Pourtant c’est ce que font les hommes pour connaître Jésus et son Evangile. Tout comme les lois qui régissent l’aéronautique existent de toute éternité, il en est de même pour celles qui permettent de connaître Jésus et son Evangile. Qu’on le veuille ou non, il n’y aura jamais de véritable compréhension de Jésus et de son Evangile, sans la foi en Lui, l’amour, l’humilité, la reconnaissance. L’Evangile nous montre que Jésus, malgré son pouvoir, s’il n’y avait pas de foi, ne pouvait faire de miracle ; car la foi doit précéder les miracles. Telle est une des Lois spirituelles fondamentales, à laquelle Jésus lui-même ne pouvait y déroger.
« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.Mais qu’il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur :c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. »
Votre livre me fait penser à une super-entreprise spécialisée dans la démolition qui annonce au monde entier, qu’elle s’apprête à raser toutes les pyramides d’Egypte de la plus petite à la plus grande. Elle présente à la presse d’énormes et terrifiants bulldozers hauts de plusieurs dizaines d’étages. Tous effrayés s’écrient : Mais ce n’est pas possible, ils vont y arriver ! Seulement lorsqu’on s’approche de près de ces énormes engins, on s’aperçoit qu’ils sont en carton ! Que le plus grand d’entre eux, ne pourrait même pas érafler la plus petite pyramide d’Egypte ! Des « Celses » depuis le début du christianisme, il y en a eu à toutes les époques. Ils ont clignoté le temps d’une étincelle pour rester à tout jamais dans l’obscurité, alors que l’Evangile continue imperturbablement et triomphalement à éclairer des millions et des millions de vies. Vous avez repris ce flambeau vacillant qui contient en lui-même les germes de sa mort. Les chiens aboient, mais la caravane passe !
 

Marc 3 : 22 à 27
Jean 17 :20 :23
Jean 8 :12
Jean 14 : 6
Page 9
Page 9
Page 10
Claude Tresmontant dans L’enseignement de Ieschoua de Nazareth
Page 17
Page 23
Page 23-24
Extrait du n°214 des Cahiers du Cercle Ernest Renan article de Gys-Devic : Celse polémiste antichrétien, auteur du Discours Véritable.
Thierry Murcia: Historien, écrivain spécialisé dans l’étude du christianisme primitif et judaïsme antique, lit l’hébreu, le grec, le latin, décrypte l’araméen.
« Jésus contre Jésus : Droit de réponse en 101 points »
Mishna, Yebamot, IV, 13
Tosephta, Yebamot, XII, 8
Deutéronome : 23 : 3 2Celui qui est issu d’une union illicite n’entrera point dans l’assemblée de l’Eternel; même sa dixième génération n’entrera point dans l’assemblée de l’Eternel.
Page 25
Jean 8 : 3 à 45
Genèse 38 : 24
Exode 34 : 15
Jérémie 3 : 9
1 Rois 11 : 1
Esdras 10 : 10
Bible NT Jean 20 : 31
Page 382
(Extrait d'une entrevue du Pr Carsten Peter Thiede parue en avril 1995 dans le nø 899 de Famille Chrétienne )
Luc 11 :23
Francis Schaeffer
Jacques 1 : 5 à 7


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Lettre ouverte à Jésus contre Jésus
  
***
 

Lorsque j’ai lu « JESUS ILUSTRE ET INCONNU »

Le deuxième livre consacré au CHRIST

de

Gérard Mordillat

et Jérôme Prieur

J’ai encore été plus indigné.
Voilà pourquoi …
REMARQUE:
Les passages en vert sont de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur; mes réponses sont en noir
« Les chiens aboient, mais la caravane passe… » INTRODUCTION « Jésus contre Jésus » En novembre 1999, suite à votre fameuse émission « Corpus Christi » sur Arte, vous publiiez « Jésus contre Jésus ». Au dos du livre, on pouvait lire : « Avec Jésus contre Jésus, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur mènent leurs propres investigations à travers les récits de la Passion du Christ et de la Résurrection. Ils éclairent d’un jour nouveau les contradictions innombrables entre les Evangiles et l’histoire, découvrent des indices surprenants, explorent les hypothèses les plus audacieuses pour reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament. Leurs témoins sont Lazare, Judas, Barabbas, Simon de Cyrène, Joseph d’Arimathie, Marie-Madeleine, toutes les figures obscures de cette histoire, et la plus obscure d’entre elles, celle de Jésus lui-même, crucifié comme « roi des juifs »… Un personnage insaisissable sous les identités multiples que les évangélistes lui ont attribuées. » Eclairer d’un jour nouveau, découvrir des indices surprenants, explorer les hypothèses les plus audacieuses, reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament … ; voilà qui était fort alléchant ! La question que je me posais alors : Par rapport à tout ce qui a été dit contre Jésus, ce livre apporterait-il véritablement quelque chose de nouveau ? Ou bien ne nous ferait-il pas une fois de plusle coup de la montagne qui accouche de la souris ?… Ce futbien le cas ! Je disais en conclusion que « Jésus contre Jésus », me faisait penser à une super-entreprise spécialisée dans la démolition qui annonce au monde entier, qu’elle s’apprête à raser toutes les pyramides d’Egypte de la plus petite à la plus grande. Elle présente à la presse d’énormes et terrifiants bulldozers hauts de plusieurs dizaines d’étages. Tous effrayés s’écrient : Mais ce n’est pas possible, ils vont y arriver ! Seulement lorsqu’on s’approche de près de ces énormes engins, on s’aperçoit qu’ils sont en carton ! Que le plus grand d’entre eux, ne pourrait même pas érafler la plus petite pyramide d’Egypte ! Toutes les révélations surprenantes, toutes les investigations extraordinaires présentées comme des bombes se révélaient être tout au long des pages, tout au plus des pétards mouillés. « Jésus contre Jésus » essayait vainement, faussement, maladroitement de démontrer que : L’Evangile est : _ « Un terrain miné ; des écrits dangereux pour celui qui s’en approche de trop près… » _ Un récit opaque, torturé reconstruit de bout en bout fait de compilations, paraphrases, citations, surcharges, répétitions, commentaires, digressions, controverses, fables pieuses, légendes historiées, sentence morale… _ « Un texte de propagande ayant pour seul but de propager la foi, d’attirer, de convaincre, de convertir… » Jésus est : Tantôt un brave homme illuminé, tantôt un bandit, un révolutionnaire zélote et« la lie du peule » ; Toutefois quoi qu’il ait pu être, dire et faire, il échoua lamentablement sur la croix. Les apôtres sont : Dans tel chapitre, des menteurs, débauchés, faussaires de génie ayant manipulé les Evangiles ; inventé la résurrection pour ne pas retourner à leur ancien métier de pécheurs ; Dans tel autre, de doux dingues honnêtes ayant des hallucinations ; ou encore de pauvres types ignares, ne sachant même pas parler correctement et lire les Ecritures. Le Christianisme est : Un énorme édifice vide, né de querelles, d’intrigues ayant pour seul but la prise du pouvoir ; la pire des supercheries des deux derniers millénaires. À travers lui, on pouvait se rendre compte dans quelle estime vous tenez l’Evangile de Jésus-Christ. Son but était d’en saper les fondements. Il montrait à quel point vous ne l’aimez pas et n’y croyez pas. Par contre, à lire votre livre, on avait comme l’impression, qu’il était « parole d’Evangile » et devenu le cinquième jetant aux oubliettes les quatre précédents ; parce que, pour reprendre l’expression d’un certain film : Plus vrai que l’Evangile de Mordillat et Le Prieur : Tu meurs ! « Jésus contre Jésus » était plein de haine, de calomnies, de contradictions ; irrespectueux, partial, injuste, illogique ; rien ne tenait debout !Il noyait le lecteur de détails secondaires ; argumentait savamment et longuement pour dire que Jésus n’était pas charpentier, mais probablement un paysan ; Que Jean-Baptiste était le maître et Jésus le disciple, … Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, il ignorait totalement les enseignements du Christ ;enseignements qui font depuis deux millénaires l’admiration de tous : des gens les plus simples, croyants ou non aux grands-maîtres religieux qui considèrent Jésus comme le Maître des maîtres. Enseignements, qui surtout ont changé et continuent à changer la vie de millions et de millions d’hommes et de femmes ; transformé le monde entier jusqu’à nos jours et en particulier le monde occidental dont ils sont la moelle et les os ! Ce qui prouve l’incroyable partialité de vos commentaires ! « Jésus contre Jésus » occultait tout ce qui bon, juste et beau. Pour prouver la véracité de ses assertions, il citait une bribe d’un verset par-ci, une autre par-là, les mettait ensemble et leur faisait dire ce qu’ils n’ont jamais dit et souvent le contraire de ce qu’ils disaient. Sachant que la majorité des lecteurs, faisant confiance, n’iraient pas vérifier dans la Bible, il les abusait du début jusqu’à la fin !Il exposait après les avoir triturés, les versets qui servaient ses thèses ; mais systématiquement, dissimulait ceux qui les contrariaient. Ce triste procédé plusieurs fois démasqué démontrait combien intellectuellement ce livre était malhonnête, se situant entre le révisionnisme et le négativisme ; on peut dire incluait les deux ! Il exprimait beaucoup de « peut-être » pour un sujet aussi sérieux, beaucoup de « Si… », formulait beaucoup d’hypothèses, imaginait beaucoup de scénarios qui au fil des pages devenaient faits ou vérités ! En permanence, à chaque ligne, il distillait dans l’esprit des lecteurs le poison du doute ! Il dénigrait sans cesse Jésus, les évangélistes, les apôtres rappelant cette fameuse phrase de Figaro : « La calomnie Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ! … » De cette arme répugnante, il en a usé et même abusé ! « Jésus contre Jésus », s’attribuait beaucoup de spécialités ; on se demandait dans laquelle il fut le plus mauvais : dans celle d’historien ? De professeur de langues antiques ? De naturaliste qui confond les saisons ? D’embaumeur de morts ? D’avocat qui ferait témoigner à la barre des hommes dont tout le monde sait qu’ils sont menteurs, débauchés, falsificateurs ? De psychiatre ? D’archéologue ? D’exégète ? Là encore, la sagesse populaire a bien raison : Qui trop embrasse, mal étreint. Alors que le travail de l’historien est de constater avant tout les faits et éventuellement les commenter, « Jésus contre Jésus » faisait « l’histoire » à partir de théories, hypothèses, imagination, scénarios, mais sans apporter de véritables preuves si ce n’est sa parole seule ou des arguments réfutables. « Jésus contre Jésus » avait l’art de rendre obscur ce qui est clair, compliqué ce qui est simple, tordu ce qui est droit, faux ce qui est vrai … et je pourrais en rajouter encore ! Il contenait : _ Des redites comme si convaincus ne n’avoir pas convaincu, il cherchait à convaincre encore. _ Des énormités qui pouvaient être démasquées avec du bon sens et une lecture attentive des Ecritures. Résultat : il s’enfonçait encore plus ! « Jésus illustre et inconnu » En 2001, vous publiiez « Jésus illustre et inconnu » aux Editions Desclée de Brouwer et en 2004 à celles d’Albin Michel. Je reprends la présentation au dos de votre livre ; celle de l’édition 2004 : « Que Jésus de Nazareth soit illustre est aujourd’hui une évidence. Qu’il soit inconnu est le paradoxe de notre temps où l’histoire a multiplié les voiles qui nous séparent de lui : voile des images, des légendes, des interprétations accumulées au cours des siècles. Mais les Evangiles eux-mêmes, pourtant seules sources disponibles, foisonnent de portraits inconciliables, de questions sans réponse et de silences révélateurs. Il faut tout l’art de Gérard Mordillat et de Jérôme Prieur pour recomposer la figure insaisissable de Jésus. Auteurs de la célèbre série « Corpus Christi » qui défraya la chronique lors de son passage sur Arte, et maintenant de « L’origine du christianisme », ils reprennent ici le dossier historique élargi à toute la vie du Nazaréen. À partir des interrogations de toujours, ils font le point sur les connaissances actuelles. » Ainsi, d’après votre titre, que Jésus soit illustre est une évidence ; qu’il soit inconnu est un paradoxe. Je dirais que c’est votre titre qui est un paradoxe. Jésus est illustre et connu. Qu’attendez-vous par « inconnu » ? Je ne vois pas dans quel sens Jésus serait à la fois illustre et inconnu. Si je me réfère à l’adage « Connais-toi, toi-même », alors nous sommes des inconnus pour nous-même, car se connaître soi-même est une science très difficile à acquérir et celle de connaître les autres encore davantage. Dans ce cas, oui ; Jésus est illustre et inconnu ; tout comme Victor Hugo, César, Napoléon, Pasteur … Donc, dans ce sens, on peut être illustre et inconnu sans être un paradoxe… Je serais plutôt d’accord avec l'historien Kenneth Latourette : «À mesure que les siècles s'écoulent, les évidences s'accumulent selon lesquelles Jésus, à en juger par son effet sur l'histoire, demeure celui dont la vie fut la plus influente sur cette planète. Il semble que cette influence ne fait que croître. » Et Ernest Renan, pourtant un des « pères » de la critique historique des Evangiles avec « la Vie de Jésus » et « l'Histoire des origines du christianisme » : «Jésus fut le plus grand génie religieux qui ait jamais vécu. Sa beauté est éternelle et son règne ne prendra jamais fin. Jésus est, à tous égards, unique, et rien ne peut lui être comparé. Toute l'histoire est incompréhensible sans le Christ.» D’après votre présentation, si je comprends bien vous vous apprêtez dans ce livre à lever les « voiles » qui nous séparent du Christ pour recomposer sa figure insaisissable et faire le point sur les connaissances actuelles. Eh bien voyons ! UN EXEMPLE DE REFUTATION PARMI TOUT LE LIVRE ! [1]Les disciples ont-ils écrit ? « Contrairement aux légendes, aucun des douze disciples, aucun apôtre n’a écrit d’évangile. Les rédacteurs ne sont pas contemporains des faits qu’ils relatent. Jésus ne nous est connu qu’à travers des textes de disciples de disciples qui, à plusieurs mains, en plusieurs phases, fixeront ou bouleverseront les traditions orales, les sentences, les récits relatifs à Jésus, mettront par écrit « la Bonne Nouvelle » (évangélion en grec). Il faut donc imaginer que le texte a eu plusieurs rédacteurs, qu’il a été écrit en plusieurs strates, qu’il a été développé ou corrigé par plusieurs copistes. » .[2]Qui sont donc les auteurs des évangiles ? « Sans risque d’erreur, on peut affirmer qu’aucun des textes n’a été écrit du début à la fin (et encore moins de la première à la dernière page, tels que nous les lisons dans nos éditions actuelles) qu’aucun d’eux n’a été écrit par un auteur unique. » [3]Qui sont alors Marc, Matthieu, Luc et Jean ? « Ce préalable étant rappelé, il n’en est pas moins vrai que chaque évangile porte l’empreinte sur le plan littéraire, d’une personnalité indéniable – un individu ou une « école » (dans le sens que connaît le mot en philosophie ou en peinture). […] Anonyme jusque-là, les évangiles reçoivent un signataire. Papias, l’évêque de Hiérapolis vers l’an 100, puis Clément d’Alexandrie et enfin Irénée, les Pères de l’Eglise qui en sont responsables, donnent aux quatre « auteurs » en même temps qu’un nom une sorte de biographie. Ces « biographies » qu’ils prétendent tenir de la tradition et qui ont eu longtemps force de loi relèvent au moins autant de la légende. » Dans ces trois sous-titres toujours des affirmations ! Mais quelles preuves historiques apportez-vous ? Aucune, si ce n’est votre parole ; parole qui s’est révélée être toujours fausse, occultant même au lecteur tout ce qui contredit vos thèses et qui pourtant « font le point des connaissances actuelles ». À vous lire, on croirait que les changements dans l’Evangile se faisaient au fur et à mesure des besoins et qu’ils passaient d’un auteur à l’autre. Les chrétiens vivaient ces évolutions, sans se rendre compte qu’ils étaient dupés, qu’on leur racontait n’importe quoi. Tout comme à nous, aujourd’hui, qui croyons à la véracité de l’Evangile ! Il aura fallu 2000 ans pour que soient Mordillat et Prieur et la lumière fut ! Dans l’Antiquité, bien que le l’invention du Codex, l’ancêtre de nos livres actuels leur facilitait la tâche, écrire était un travail laborieux et je doute que les évangélistes aient mis sans cesse de nouvelles éditions de l’Evangile sur le marché. A vous lire on finirait par croire que les Evangélistes disposaient d’un traitement de texte avant l’heure et qu’ils utilisaient avec une grande dextérité les copier/coller et des couper/coller. Il leur était d’une facilité dérisoire, de rajouter, supprimer, modifier des chapitres. De la version Luc 1, on passa rapidement à la version Luc 1 a, puis Luc 1b ; 1c ; etc. Puis il y eut une grande refonte et naquit la Version Luc 2. Bien sûr, il en était de même pour les autres évangélistes. De plus les chrétiens étaient très friands des nouvelles versions et les attendaient avec autant d’impatience qu’aujourd’hui certains attendent la suite de leur feuilleton préféré ! Bien que vous soyez passés maître en la matière, vous constatez, qu’avec un peu d’imagination, tout le monde peut inventer n’importe quoi ! Ce sujet était d’ailleurs traité dans « Jésus contre Jésus » : « [4]Contrairement au préjugé courant, cette présentation ne reflète pas la chronologie de la rédaction des textes, mais leur hiérarchie aux yeux de l’Eglise. Quelle appréhension de l’histoire de Jésus aurions-nous si nous lisons les épîtres de Paul, rédigées vraisemblablement dans les années 50-60, avant de découvrir les Evangiles, réputés être écrits _ au mieux _ une dizaine d’années plus tard ? Et que faire de l’Apocalypse qui, en tant que forme littéraire, est antérieur aussi bien au genre épistolaire qu’aux narrations évangéliques ? Quelle perspective du discours néotestamentaire aurions-nous en commençant notre lecture par la fin, par l’Apocalypse pour terminer par les Evangiles ? » Ainsi étant donné, que d’après vous, les épîtres de Paul ont été écrites dans les années 50-60 ; les Evangiles 10 ans au moins plus tard, les chrétiens de l’époque ne pouvaient connaître l’histoire de Jésus ? Autrement dit : de la mort de Jésus, vers 34 à l’année 50, ils n’avaient rien à se « mettre sous la dent ». Tout d’abord, il faudrait vous plonger sans a priori à l’époque du Christ. Daniel-Rops dans son livre « Jésus en son temps » écrit : [5]On peut tenir donc pour certains, moins de 50 ans après la mort du Christ, un évangile au minimum existait sous la forme que nous connaissons et qu’au maximum, 80 ans après les 3 Synoptiques étaient écrits. Il y a bien des évènements, dans l’histoire de l’Antiquité, que nous ne connaissons point par de si proches témoignages. » Il explique, ensuite comment ce « trou » de 50 ans a été comblé : « [6]La mémoire chez les Israélites comme chez les Arabes n’avait rien de commun avec la nôtre, si appauvrie, si sclérosée. Les disciples d’un maître l’écoutaient et retenaient ses paroles « par cœur », grâce à un entraînement spécial qu’on imposait à l’enfant dès ses premières études. Les prophéties de Jérémie n’ont-elles pas été rédigées après 22 ans de récitations orales ? La Mishna, la plus essentielle partie du Talmud, est-elle autre chose que la mise par écrit tardive, d’un enseignement par la parole ? Le Coran n’a-t-il pas tout entier été élaboré par ce même moyen ? « Un bon disciple, disaient les Rabbis, est semblable à une citerne bien maçonnée, d’où ne fuit aucune goutte d’eau. » En conséquence, pour résumer, quelques manières par lesquelles l’Evangile fut probablement transmis : _ 1 Les apôtres, les Soixante-dix, les disciples enseignaient et les membres de l’Eglise retenaient dans une mémoire qui n’était pas entraînée comme la nôtre, l’enseignement et les actions du Maître. Ses enseignements de bouche-à-oreille se transmettaient entre eux. Au cours de leurs assemblées, les membres de chaque Eglise, se répétaient et commentaient les paroles de Jésus données par les apôtres. _ 2 Soyons un peu logique ! Quand vous allez écouter une conférence dont le sujet vous intéresse, que faites-vous ? Vous prenez des notes n’est-ce pas ? Que croyez que faisaient ceux qui savaient lire et écrire ? … Ils notaient les paroles des apôtres et des soixante-dix qui se déplaçaient dans les Eglises ou tout au moins les mémorisaient pour les retranscrire sur un parchemin ou tout autre support, par exemple le codex : l’ancêtre de notre livre actuel. Les dimanches suivants, ils lisaient les paroles des apôtres aux membres et les partageaient. Autrement dit, ce n’est pas parce que les Evangiles furent sous forme de livres complets des années après la mort du Christ, qu’ils n’avaient pas, à part l’enseignement oral, de documents écrits. Ensuite on peut penser aussi, qu’il ne circulait pas uniquement des documents inspirés contenant les paroles des apôtres, mais également de faux documents. La parabole du blé et de l’ivraie, montre bien que lorsque le Semeur, sème le blé dans son champ, son ennemi s’arrange toujours la nuit pour y jeter l’ivraie. On peut également penser que les Evangiles furent écrits pour être un témoignage vivant de ceux qui avaient été des témoins oculaires mais aussi pour que le peuple de l’Eglise ne soit pas trompé par des écrits mensongers ou par tout enseignement oral qui pouvaient circuler pendant et après la mort des apôtres. Je vous laisse méditer cette Ecriture : 2 Timothée 4: 9 Viens au plus tôt vers moi; 10 car Démas m'a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique; Crescens est allé en Galatie, Tite en Dalmatie. 11 Luc seul est avec moi. Prends Marc, et amène-le avec toi, car il m 'est utile pour le ministère. 12 J'ai envoyé Tychique à Éphèse. 13 Quand tu viendras, apporte le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpus, et les livres, surtout les parchemins. _ 3 Rappelons encore des faits indéniables : Deux documents authentiques : _ Le [7]papyrus d’Oxford ( trois petits fragments de papyrus écrits recto-verso, identifiant un passage de Matthieu ). _Un fragment de rouleau de Qumrân ( identifiant un passage de Marc). Datés scientifiquement autour des années 50. _ 4 Le témoignage de nombreux Pères de l’Eglise déclarant l’écriture d’un Evangile primitif en hébreux ou araméen. Par conséquent vous avancez comme d’habitude des hypothèses, vous imaginez, vous faites des scénarios qui n’engagent que vous et sont loin de « faire le point sur les connaissances actuelles », bien au contraire ; loin de soulever les « voiles » de plusieurs siècles et même millénaires. TESTS A APPLIQUER A TOUTE ŒUVRE HISTORIQUE [8]« Souvent, lorsque je parle de la Bible à quelqu'un, il prend un ton sarcastique et me répond qu'on ne peut se fier à ce que dit la Bible. Eh quoi ! Elle fut écrite il y a presque deux mille ans. Elle est pleine d'erreurs et de contradictions. Je dis alors ma conviction que je peux faire confiance aux Ecritures. Puis je décris un incident qui eut lieu lors d'une conférence dans une classe d'histoire. J'avais affirmé que je croyais qu'il existe plus d'évidence pour la validité du Nouveau Testament que pour dix livres de la littérature classique réunis. Le professeur était assis dans un coin, ricanant tout bas, comme pour dire : «Vas-y, cause toujours » Je lui dis : - Qu'est-ce qui vous fait rire ? Il me répondit : - Votre audace de prétendre devant une classe d'histoire que le Nouveau Testament est digne de foi. C'est vraiment ridicule. J'apprécie que l'on me fasse une déclaration comme celle-là, parce que j'aime toujours poser cette seule question. (je n'ai jamais reçu de réponse positive.) je lui rétorquai : - Dites-moi, Monsieur, en tant qu'historien, quels sont les tests que vous appliquez à toute oeuvre de littérature historique pour déterminer si elle est exacte ou digne de foi ? La chose étonnante, c'est qu'il n'en avait pas. je lui répondis : - Personnellement, j'ai certains tests. Je crois que la valeur historique des Ecritures devrait être testée selon les mêmes critères que tous les documents historiques. L'historien militaire C. Sanders énumère et explique les trois principes de base de l'historiographie. Ce sont : le test bibliographique, le test de l'évidence intrinsèque et le test de l'évidence extrinsèque. TEST BIBLIOGRAPHIQUE Le test bibliographique est un examen de la transmission de textes par laquelle des documents arrivent jusqu'à nous. En d'autres termes, ne possédant pas les documents originaux, quel crédit pouvons-nous accorder aux copies que nous en avons, en s'appuyant sur le nombre de manuscrits (MSS) et sur l'intervalle de temps séparant l'original de la copie ? Nous pouvons apprécier quelle autorité l'abondance de manuscrits confère au Nouveau Testament, en le comparant avec des textes d'autres auteurs anciens illustres. Nous disposons de l'histoire de Thucydide (460 à 400 avant Jésus-Christ) par l'intermédiaire de huit manuscrits seulement, datant des années 900 de notre ère, soit presque 1300 ans après qu'il l'ait écrite. Les manuscrits de l'histoire d'Hérodote sont également récents et rares ; Pourtant, ainsi que conclut F. F. Bruce : «Aucun savant classique ne prêterait l'oreille à un argument mettant en doute l'authenticité d'Hérodote ou de Thucydide, sous prétexte que les plus anciens manuscrits de leurs oeuvres auxquels nous ayons accès sont postérieurs de 1300 ans aux originaux.» Aristote écrivit ses poèmes autour de l'an 343 avant Jésus-Christ, cependant la copie la plus ancienne que nous en ayons date de l'an 1100 après Jésus-Christ, ce qui représente un fossé de presque 1400 années ; En outre, il n'en existe que cinq manuscrits. César a rédigé sa Guerre des Gaules entre l'an 58 et l'an 50 avant Jésus-Christ, et son autorité repose sur neuf ou dix copies produites 1000 ans après sa mort. Lorsque nous en venons à l'autorité conférée au Nouveau Testament par ses manuscrits, leur abondance est presque embarrassante, par contraste. Après les découvertes des papyrus anciens qui firent la soudure entre l'époque de Christ et le deuxième siècle, quantité de nouveaux manuscrits furent mis à jour. Il existe aujourd'hui plus de 20 000 copies des manuscrits du Nouveau Testament. L'Iliade a 643 manuscrits et vient en second après le Nouveau Testament quant à l'autorité de ses manuscrits. Sir Frederic Kenyon, qui fut conservateur et bibliothécaire du British Museum, conclut ainsi : « L'intervalle, entre les dates de la composition originale et les documents, les plus anciens devient donc presque négligeables ; le dernier fondement permettant de douter que les Ecritures nous soient parvenues en substance telles qu'elles furent écrites, a maintenant disparu. L'authenticité, de même que l'intégrité générale des livres du Nouveau Testament, peuvent être considérées comme définitivement établies.» L'helléniste J. Harold Greenlee, versé dans l'étude du Nouveau Testament, ajoute : « À partir du moment où les savants acceptent les classiques de l'antiquité comme étant généralement dignes de foi, alors que les manuscrits les plus anciens ont été recopiés longtemps après les écrits originaux, et que le nombre de manuscrits existant, dans bien des cas, est si faible, il est clair que la validité du texte du Nouveau Testament est assurée.» Appliquer le test bibliographique au Nouveau Testament nous assure que son autorité sanctionnée par ses manuscrits dépasse celle de n'importe quel écrit de la littérature de l'Antiquité. Lorsque l'on ajoute à cette sanction les 100 années de critique intensive dont les écrits du Nouveau Testament ont fait l'objet, l'on peut conclure qu'un texte authentique du Nouveau Testament a été établi. » Première question ! Messieurs Mordillat et Prieur avez-vous appliqué le test bibliographique au Nouveau Testament ? Non ! Vous vous êtes bien gardé de dire au lecteur que, pour cet examen, le Nouveau Testament vient de loin en tête avec plus de 20 000 copies ; en seconde position l'Iliade avec 643 manuscrits. TEST DE L'IVIDENCE INTRINSEQUE : Le test bibliographique a seulement déterminé que le texte actuellement en notre possession est celui qui fut rédigé à l'origine. Il nous reste encore à définir si cette relation écrite est crédible et dans quelle mesure. C'est le problème de la critique interne, et c'est le deuxième test d'historicité énuméré par C. Sanders. Sur ce point, le critique littéraire suit encore aujourd'hui la maxime d'Aristote : « Le bénéfice du doute doit aller au document lui-même, sans que le critique ne se l'arroge pour son propre compte. » En d'autres termes, comme John W. Montgomery le résume, « l'on doit prendre en compte les assertions du document en question et non supposer la fraude ou l'erreur, à moins que l'auteur ne se disqualifie lui-même par des contradictions ou des inexactitudes reconnues concernant les faits. » Le Dr Louis Gottschalk, ancien professeur d'histoire à l'Université de Chicago, a tracé les grandes lignes de sa méthode d'historicité dans un guide très utilisé en matière d'investigation historique. Gottschalk souligne que l'aptitude de l'écrivain ou du témoin à dire la vérité aide l'historien à déterminer la crédibilité, « même s'il s'agit d'un document obtenu par force ou par fraude, ou attaquable à d'autres égards, ou fondé sur un simple ouï-dire, ou émanant d'un témoin intéressé. » Cette « aptitude à dire la vérité » est en rapport étroit avec la fidélité du témoin face aux événements racontés, à la fois sur le plan géographique et chronologique. Les récits du Nouveau Testament sur la vie et l'enseignement de Jésus furent rapportés par des hommes qui étaient eux-mêmes des témoins oculaires, ou qui répétaient les récits de certains témoins oculaires des événements réels ou des enseignements de Christ. Luc 1 :1-3 dit : « Puisque plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le commencement ont été les témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole, il m'a semblé bon à moi aussi, après avoir tout recherché exactement depuis les origines, de te l'exposer par écrit d'une manière suivie, excellent Théophile ... » 2 Pierre 1 :16 : «Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais parce que nous avons vu sa majesté de nos propres yeux. » 1 Jean 1 :3, déclare :« ... ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. » Jean 19 :35 dit : « Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et lui, il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez, vous aussi. » Luc 3 :1 avance : « La quinzième année du règne de Tibère César, alors que Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l'Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l'Abilène ... » Cette fidélité aux récits racontés est un moyen extrêmement efficace de certifier l'exactitude de ce qu'un témoin retient. L'historien, cependant, est également confronté avec le témoin oculaire qui, consciemment ou pas, dit des choses fausses, même s'il est proche des événements et se trouve bien placé pour dire la vérité. Les récits parlant de Christ, dans le Nouveau Testament, circulaient du vivant des contemporains de Jésus. Ceux-ci pouvaient assurément confirmer ou nier l'exactitude de ces récits. En défendant la cause de l'Evangile, les apôtres faisaient appel (même face à leurs opposants les plus irréductibles) à ce que tout le monde savait de Jésus. Ils ne se contentaient pas de dire : « Tenez, nous avons vu ceci », où « Nous avons entendu que ... », mais ils retournaient contre eux les arguments de leurs adversaires et clamaient bien haut face à la critique adverse : « Vous aussi savez ces choses... vous les avez vues ; Vous savez vous-mêmes ce qu'il en est. » Mieux vaut être prudent quand vous dites à votre adversaire : « Vous le savez, vous aussi, parce que si vos détails ne sont pas exacts, on vous le jettera au visage séance tenante. Actes 2 :22 dit : « Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme approuvé de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ... » Actes 26 :24-26 déclare : « Comme il (Paul) se défendait ainsi, Festus dit à haute voix : Tu es fou, Paul ! Ta grande érudition te pousse à la folie je ne suis pas fou, très excellent Festus, répliqua Paul ; ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que j'exprime. Le roi est instruit de ces faits, je lui en parle ouvertement, car je suis persuadé qu'il n'en ignore rien, puisque ce n'est pas en cachette que cela s'est passé. » Concernant la valeur de la source originelle des récits du Nouveau Testament, F. F. Bruce, professeur de critique et d'exégèse biblique à l'Université de Manchester, dit : « Et ce ne fut pas seulement à des témoins oculaires sympathiques à sa cause que les premiers prédicateurs eurent affaire ; il y en avait d'autres, moins bien disposés, qui connaissaient également les grandes lignes du ministère et de la mort de Jésus. Les disciples ne pouvaient se permettre de risquer des inexactitudes (sans parler de manipulation intentionnelle des faits), ce qui aurait immédiatement été démasqué par ceux qui n'auraient été que trop contents de le faire. Au contraire, l'un des points forts de la prédication des apôtres, à l'origine, était l'appel confiant fait à la connaissance des auditeurs ; ils ne disaient pas seulement : Nous sommes témoins de ces choses, mais aussi : Comme vous le savez vous-mêmes [9](Actes 2 :22). S'il y avait eu une tendance à s'écarter des faits sur n'importe quel point notable, la présence possible de témoins hostiles, dans l'auditoire, aurait agi comme un correctif supplémentaire. » Lawrence J. McGinley, de Saint Peter's Collège, émet ce commentaire sur la valeur de témoins hostiles en relation avec les événements rapportés : « Avant tout, des témoins oculaires des événements en question vivaient encore lorsque la tradition fut complètement formée ; et parmi ces témoins oculaires se trouvaient des ennemis féroces du nouveau mouvement religieux. Pourtant, la tradition prétendait narrer une série de hauts-faits bien connus et enseignait publiquement des doctrines, à une époque où de fausses affirmations pouvaient être, et auraient été contredites. » Voici ce que conclut Robert Grant, professeur de Nouveau Testament à Chicago : « Au temps où ils (les Evangiles synoptiques) furent écrits, ou sont supposés l'avoir été, il existait des témoins oculaires, et leur témoignage n'était pas complètement négligé... Cela signifie que les Evangiles doivent être regardés comme des témoignages hautement dignes de foi concernant la vie, la mort et la résurrection de Jésus. » Deuxième question Messieurs Mordillat et Prieur, avez-vous suivi : _ La maxime d'Aristote : « Le bénéfice du doute doit aller au document lui-même, sans que le critique ne se l'arroge pour son propre compte. » _ Le principe de John W. Montgomery : « …l'on doit prendre en compte les assertions du document en question et non supposer la fraude ou l'erreur, à moins que l'auteur ne se disqualifie lui-même par des contradictions ou des inexactitudes reconnues concernant les faits. » Non ! Quand le texte évangélique vous dérange, vous déclarez qu’il s’agit d’ajout, d’inventions ou que les apôtres, les femmes divaguaient, avaient des hallucinations ; quand cela vous arrange vous le prenez à témoin pour confirmer vos hypothèses ou affirmations. Les seules inexactitudes, contradictions, vous les avez fabriquées en prenant un morceau de verset par-ci, un autre par là, leur faisant dire ce qu’ils n’ont jamais dit. Cette triste méthode a été plusieurs fois démasquée que ce soit dans « Jésus contre Jésus » ou « Jésus illustre et inconnu ». TEST DE L'EVIDENCE EXTRINSEQUE : Le troisième test d'historicité est celui de l'évidence extrinsèque. La question, ici, est de savoir si d'autres pièces historiques confirment ou démentent le témoignage intrinsèque des documents eux-mêmes. En d'autres termes, quelles sources existe-t-il, outre la littérature faisant l'objet de notre analyse, qui justifie son exactitude, sa validité et son authenticité ? Gottschalk affirme que « la conformité ou la concordance avec d'autres faits historiques ou scientifiques connus est souvent le test probatoire décisif, qu'il provienne d'un ou de plusieurs témoignages. » Deux amis de l'apôtre Jean confirment les preuves intrinsèques contenues dans les récits de Jean. L'historien Eusèbe a conservé des écrits de Papias, évêque d'Hiérapolis (130 après Jésus-Christ) : « L'Ancien (l'apôtre Jean) avait également l'habitude de dire : Marc, étant l'interprète de Pierre, notait avec exactitude tout ce qu'il (Pierre) mentionnait à propos du Christ, ses paroles et ses oeuvres, mais sans aucun ordre. Car il ne fut ni un auditeur, ni un compagnon du Seigneur ; mais, comme je l'ai dit, par la suite il accompagna Pierre qui adaptait ses enseignements à la nécessité du moment, sans chercher à faire une compilation des paroles du Seigneur. Marc ne commettait donc aucune erreur en notant les choses de cette façon, telles que Pierre les mentionnait ; en effet il s'efforçait de ne rien omettre de ce qu'il avait entendu et de n'y inclure aucun faux rapport. » Irénée, évêque de Lyon (180 après Jésus-Christ, il fut un élève de Polycarpe, évêque de Smyrne, qui fut chrétien pendant quatre-vingt-six ans et était un disciple de l'apôtre Jean) écrivait : « Matthieu fit paraître son Evangile parmi les Hébreux dans leur propre langue, pendant que Pierre et Paul prêchaient l'Evangile à Rome et y fondaient l'Eglise. Après leur départ (c'est-à-dire leur mort, qu'une tradition fermement établie situe au temps de la persécution néronienne, en 64), Marc, le disciple et interprète de Pierre, nous transmit lui-même par écrit l'essentiel de l'enseignement de Pierre. Luc, le disciple de Paul, consigna dans un livre l'Evangile prêché par son maître. Puis Jean, le disciple du Seigneur qui s'était également penché sur sa poitrine (référence à Jean 13 :25 et 21 : 20), produisit à son tour son Evangile, alors qu'il vivait à Ephèse en Asie. » L'archéologie fournit souvent d'importantes preuves extrinsèques. Elle apporte sa contribution à la critique biblique, non dans le domaine de l'inspiration et de la révélation, mais en attestant l'exactitude des événements rapportés. L'archéologue Joseph Free écrit : « L'archéologie a confirmé d'innombrables passages qui avaient été rejetés par les critiques comme non historiques ou en contradiction avec des faits connus. » Nous avons déjà vu comment l'archéologie incita Sir William Ramsay à revoir ses premières convictions négatives concernant l'historicité de Luc et à conclure que le livre des Actes était exact dans sa description de la géographie, des antiquités et de la société de l'Asie mineure. F. F. Bruce note : « Quand Luc a été suspecté d'inexactitude, alors que l'exactitude a été justifiée par la corroboration de certains écrits (évidences extrinsèques), il est légitime de dire que l'archéologie a confirmé les récits du Nouveau Testament. » A. N. Sherwin-White, un historien classique, écrit : « Quant au livre des Actes, la confirmation de son historicité est écrasante. » Il poursuit en disant que « toute tentative pour rejeter son caractère fondamentalement historique, même dans les questions de détail, doit maintenant apparaître comme absurde. Les historiens romains l'ont depuis longtemps considéré comme un fait établi. » Après avoir personnellement essayé de détruire l'historicité et la validité des Ecritures, j'en suis venu à la conclusion qu'elles sont dignes de foi sur le plan historique. Si quelqu'un rejette la Bible sous prétexte qu'elle n'est pas crédible, alors il lui faut rejeter presque toute la littérature de l'antiquité. Un problème auquel je suis constamment confronté, c'est la tentation, pour beaucoup, d'appliquer un standard ou un test à la littérature séculière et un autre à la Bible. Il faut appliquer le même test, que la littérature faisant l'objet de notre investigation soit séculière ou religieuse. Une fois cela fait, je crois que nous pouvons dire : « La Bible est digne de foi et historiquement valable dans son témoignage concernant Jésus. » Troisième question Messieurs Mordillat et Prieur, avez-vous appliqué le test de l’évidence extrinsèque aux Evangiles ; avez-vous fourni au lecteur toutes les pièces historiques généralement connues ? Non ! Vous vous en êtes bien gardé ! Ou alors vous avez fait preuve d’ignorance ! Qu’est-ce qui est le plus grave quand on prétend, dans son livre, faire « le point sur les connaissances actuelles ». Pour résumer la méthode de l’historien militaire C. Sanders, il utilise pour tous documents historique, d’une part le test : _ Bibliographique : Nombres de copies qui permettent d’affirmer que le texte en notre possession est celui qui fut rédigé à l'origine. _ De l’évidence intrinsèque : Il doit déterminer la crédibilité du texte. _De l’évidence extrinsèque : Etude d'autres documents historiques confirmant ou infirmant le témoignage intrinsèque des documents analysés. D’autre part, il applique : _ La maxime d’Aristote que tout critique littéraire impartial et honnête respecte : « Le bénéfice du doute doit aller au document lui-même, sans que le critique ne se l'arroge pour son propre compte. » ; _ Le principe de John W. Montgomery : « L'on doit prendre en compte les assertions du document en question et non supposer la fraude ou l'erreur, à moins que l'auteur ne se disqualifie lui-même par des contradictions ou des inexactitudes reconnues concernant les faits. » La Bible devrait être traitée comme tout livre de l’Antiquité Notons encore que la Bible devrait être traitée selon les mêmes critères que tout document ancien. Or de tout temps à jamais cela n’a jamais été le cas pour tous ceux dont le but était de la dévaloriser. Si tous les documents de l’Antiquité auraient été étudiés selon les mêmes critères aussi multiples que contradictoires, utilisées pour critiquer la Bible, tous les documents anciens auraient comme auteurs : ANOMYME et comme genre FABLES, MYTHES, ROMANS. Cette étude montre à quel point les auteurs critiques de l’historicité des Evangiles qui se targuent d’être rationnels et scientifiques manquent de méthodes rationnelles et scientifiques : « [10]Le Dr. J. W. Mendenhall a fait le compte, dans un ouvrage de valeur, des théories diverses avancées par les critiques depuis l’an 1850 pour expliquer l’origine de la Bible. Il en a trouvé 747, dont 603 ont dû être abandonnées, tandis que les 144 autres sont en voie de l’être aussi. Il y en a à peine deux qui soient d’accord, et la plupart se contredisent. » CONCLUSION « Jésus illustre et inconnu », d’après la quatrième de couverture devait faire à partir des interrogations de toujours, le point sur les connaissances actuelles ; Comme le précédent livre, il nous a fait le coup de la montagne qui accouche de la souris! Il est constitué de 5 chapitres, divisés en environ 150 titresénoncés sous forme de questions (à part une dizaine avec des points de suspension). La plupart du temps vous ne répondez même pas aux questions que vous posez. Son but tout comme le premier est de saper les fondements du christianisme par des méthodes qui se situe à mi-chemin entre le négativisme et le révisionnisme. Votre première méthode : Prendre une bride de verset par ci, une autre par là et faire dire aux Ecritures ce qu’elles n’ont jamais dit et même souvent le contraire de ce qu’elles ont dit. Votre deuxième méthode :Occulter les versets qui dérangent vos théories. Votre troisième méthode : Faire des hypothèses, d’imaginer, d’affirmer sans preuve. Votre quatrième méthode :Déclarer comme invention en vue de tromper tout texte des Evangiles dérangeant vos thèses. Votre cinquième méthode : Accuser les apôtres, les Evangélistes de faussaires, de fous, d’illuminés. Votre sixième méthode : Passer sous silence ce qui fait justement le point des connaissances actuelles ; connaissances qui réduisent à néant votre théorie affirmant que le premier Evangile fut celui de Marc en 70. … Ce livreest une rediteà plus de 70% du précédent. Il n’apporte rien de nouveau si ce n’est qu’il est en général légèrement attiédit. Je me demande toujours pourquoi vous l’avezécrit ? Sincèrement, je le trouve encore plus « mauvais ». que « Jésus contre Jésus ».
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[1] Page 91
[2]Page 93
[3]Page 94
[4] Jésus contre Jésus : Page 131
[5] Page 37
[6] Page 39
[7] Voir Livre Témoins de Jésus de Carsten Peter Thiede et Matthew d’Ancona
[8] Bien Plus Qu'un Charpentierde Josh McDowell
[9] Actes 2:22 Hommes Israélites, écoutez ces paroles! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu 'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes; 23 cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies.
[10] La Bible source de bonheur de MARCEL Claude François Junior.


 

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